Hôpital en souffrance : la direction ne peut plus nier la réalité.
La C.G.T. alerte une nouvelle fois sur la dégradation alarmante de la situation au sein de notre établissement.
Depuis plusieurs mois, les conditions de travail se dégradent de semaine en semaine, l’absentéisme explose, les équipes sont épuisées, les arrêts maladie se multiplient.
Les agents, les soignants, les personnels administratifs, techniques et logistiques ainsi que l’encadrement, paient aujourd’hui le prix fort d’une gouvernance qui refuse de regarder la réalité en face.
Les cadres de santé en première ligne, sont contraints de jongler quotidiennement avec des effectifs insuffisants. Malgré leur engagement sans faille, ils subissent une pression permanente qui met désormais leur propre santé en danger (comme l’a démontré l’enquête C.G.T. sur leur exposition aux risque psychosociaux, récemment présentée à la direction des soins).
Combien de temps pourront-ils encore tenir ?
Alors que l’absentéisme flambe, la Direction des ressources humaines regarde ailleurs et continue d’affirmer que les recrutements sont réalisés, que l’établissement est en situation de plein emploi et que le taux d’absentéisme est parmi les plus faibles !
Ces déclarations sont en totale contradiction avec ce que vivent les professionnels chaque jour sur le terrain. Les agents subissent la dégradation des plannings, les rappels sur les repos se multiplient, les remplacements deviennent impossibles et les conditions de prise en charge des patientes et des patients sont fragilisées.
La C.G.T. refuse que l’on minimise cette crise. Derrière les indicateurs et les tableaux de bord se trouvent des femmes et des hommes épuisés, des collectifs de travail en souffrance et des patients qui subissent les conséquences de la politique de l’efficience.
Alors que l’été est loin d’être terminé, nous sommes extrêmement inquiets pour les semaines à venir. Sans éléments correctifs, la rentrée pourrait s’annoncer sous le signe d’une aggravation de la crise sociale et organisationnelle.
La C.G.T. exige de la Direction qu’elle cesse toute communication déconnectée de la réalité et qu’elle prenne enfin des mesures à la hauteur de la gravité de la situation :
• un renforcement immédiat des effectifs ;
• un plan d’action concret pour lutter contre l’épuisement professionnel ;
• une politique de recrutement réellement attractive ;
• le respect des droits des agent·es et de leurs temps de repos ;
• une transparence totale sur les chiffres réels de l’absentéisme et des postes vacants.
Les personnels n’attendent plus de discours rassurants ou déconnectés : ils attendent des actes.
La C.G.T. continuera de porter leur voix et dénoncera toutes les situations mettant en danger les professionnels, les fondements du service public hospitalier et la qualité des soins.
La santé des agent·es n’est pas une variable d’ajustement. Le déni doit cesser. Il est temps d’agir.
Montpellier, le 7 août 2026
Contact presse
Pierre RENARD 07 88 01 43 81/ 07 86 96 60 14